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Dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) et ostéopathie

Acupuncture

Mâchoire qui craque, mâchoire qui bloque, dents qui grincent la nuit, tension dans les joues, douleur articulaire, douleur dentaire avec ou sans irradiation dans l’oreille mais sans origine détectée chez votre dentiste sont autant de symptômes que l’on retrouve lors de nos consultations en ostéopathie.

 L’articulation temporo-mandibulaire est l’articulation entre l’os temporal et la mandibule (mâchoire inférieure) possédant son propre disque, elle permet l’ouverture et la fermeture de la bouche grâce à la co-contraction ou relâchement de plusieurs muscles de la face.

En plus de ces mouvements d’ouverture et de fermeture de la bouche, elle réalise aussi des mouvements latéraux et de glissement vers l’avant.  Son rôle ne se limite ainsi pas à la mastication mais est aussi primordial dans la déglutition, la respiration, la phonation et… le maintien de notre posture !

Vous l’aurez compris, cette articulation est sollicitée à maintes reprises tout au long de la journée et des contraintes excessives, un mauvais usage ou un changement d’habitude (ce qui peut être le cas lors d’un traitement orthodontique) peuvent provoquer un déséquilibre au sein même de sa dynamique musculaire, ligamentaire ou intra-articulaire.

Des traumatismes ou microtraumatismes tels qu’un choc direct sur votre mâchoire, un whiplash (coup du lapin) suite à un accident, une anesthésie générale ou un traitement plus long chez votre dentiste sont aussi la source de bien des dysfonctions.

Il est courant de retrouver en consultation une origine au niveau de la colonne cervicale aux vues de ses interconnections avec la base du crâne et donc l’os temporal.

Le stress et l’excès de tension globale qu’il engendre ne donne que peu de répit à nos masséters et temporaux.

A nouveau une anamnèse précise sera réalisée en début de séance ostéopathique pour orienter le traitement.
L’examen clinique qu’il soit en observant la qualité du mouvement ou en palpation structurelle, nous guidera aussi dans ce sens.
Si un bruit est audible durant l’ouverture de la bouche, le moment où il apparaît, sa perception douloureuse ou non pourront déterminer un pronostic. Pour faire simple, plus le bruit apparaît tôt, meilleur sera le pronostic de récupération.

En fonction de votre plainte, nous pourront définir combien de séances seront nécessaires. Si une ne suffit pas,  il vous sera fortement recommandé de réaliser des petits exercices chez vous pour maintenir les bénéfices et avancer plus efficacement. Un ajustement de votre position de travail peut aussi être suggérée.

Dans tous les cas, la consultation servira de lieu pour trouver un maximum de solutions à cet inconfort !

Je vous souhaitede croquer la vie à pleines dents,

Votre ostéopathe D.O.,

Patricia Forton

Ostéopathie et sports d’hiver

Acupuncture

Une question fréquente en cette saison pour ceux qui ont la chance de retrouver la poudreuse et de s’offrir une escapade au grand air de la montagne est : « quand idéalement venir consulter en ostéopathie ? »

De manière générale, toute restriction de mobilité qu’elle soit d’origine musculaire, capsulo-ligamentaire, faciale voire d’origine viscérale peut perturber notre équilibre permettant de maintenir notre « état de bonne santé ».

La pratique des sports de glisse en montagne sollicite nos articulations de manière intense, répétitive et non préparée peut causer des dégâts.
Je parle ici de microtraumatismes dans vos tissus, souvent ceux des genoux et par chaine montante vers les articulations en amont ou des déchirures musculaires en aval.
Une préparation physique préalable est bien sûr nécessaire (renforcement musculaire, stretching). Si lors de celle-ci vous sentez une limitation d’amplitude, une sensation de blocage, alors une visite chez l’ostéo s’impose au minimum 48 heures avant votre départ pour éviter les blessures.

Si vous n’avez pas de kiné sous la main, ou de coach sportif, pensez à réaliser quelques exercices de préparation tels que

  • réaliser squats,
  • se tenir en « chaise » contre un mur,
  • réaliser des fentes latérales et des pas de patineurs,
  • renforcer vos abdominaux par des gainages,
  • étirer votre chaine postérieure, étirer vos mollets
  • travailler votre cardio (ex : course à pied, vélo, corde à sauter)
  • s’hydrater suffisamment durant votre journée

Accepter un sport de glisse c’est avoir conscience et donc accepter aussi le risque de chute, de réaliser des mauvais mouvements pour l’éviter ou par peur.
Si tel a été le cas durant votre séjour, alors une visite chez l’ostéo à votre retour peut aussi s’imposer pour vérifier les ajustements/adaptations dont votre corps a dû faire preuve et ramener à l’équilibre les différents systèmes les ayant subis.
Le timing est alors de venir en consultation dès votre retour pour ne pas laisser place aux décompensations.

En cas de traumatisme important (ligaments croisés, fracture, commotion, luxation,…), votre première intention à votre retour doit être de consulter un médecin qui réalisera les examens complémentaires jugés opportuns.
Vous pouvez toujours rentrer en contact avec un chirurgien orthopédiste ou la radiologie ortho via le secrétariat du Bosi au 02.582.14.07.

 

Profitez bien des joies de la neige et de ses paysages incroyables,

 

Votre ostéopathe D.O.,

Patricia Forton

KINE ou OSTEO : meilleur ami et non meilleur ennemi !

Acupuncture

Le kinésithérapeute et l’ostéopathe sont souvent mis en dualité pourtant ils devraient être vus de manière complémentaire. Si leurs champs d’action semblent proches, les indications mériteraient quand même d’être revues pour mieux vous aiguiller.

Au-delà du fait que pour se rendre chez le kiné, une prescription médicale est nécessaire alors que la visite chez l’ostéo y est actuellement non soumise, d’autres différences persistent.

  • Le kiné travaille sur un diagnostic médical et fera son propre diagnostic kinésithérapeutique pour estimer les techniques appropriées à appliquer.
  • L’ostéopathe est formé pour juger en première ligne si un traitement ostéopathique, uniquement manuel, est applicable : après l’anamnèse et l’examen clinique, il est capable de définir si ses techniques peuvent être réalisées sur son patient se basant sur un principe d’exclusion.

Ex : prise en charge d’une déchirure musculaire. Le kiné peut prendre en charge le patient directement après le traumatisme et appliquer un traitement adéquat. L’ostéopathe travaillera en aval pour rééquilibrer les compensations/décompensations subies. Ensemble, ils permettront une récupération plus rapide et préviendront les récidives.

  • Le kiné travaille sur la structure-même de la plainte et son environnement local ou en chaine dans un système musculo-squelettique.
    Le kiné va d’abord travailler la mobilité de la structure lésée souvent passivement mais peut-être aussi de manière plus active. Ensuite, il va travailler le renforcement musculaire, la proprioception et va surtout réintégrer cette articulation, ou le muscle visé dans l’intégralité de sa fonction. Pour ce faire, il va utiliser toutes sortes de techniques de mobilisations actives, divers exercices de renforcement avec et sans appareils. Il donnera aussi au patient un programme de réhabilitation à réaliser à domicile afin que le traitement trouve toute son efficacité.
    Il pourra aussi travailler directement sur les douleurs grâce à diverses techniques comme les étirements, le crochetage, le massage mais également avec des appareils comme la tecartherapie, les ondes de choc ou encore les ultrasons.
  • L’ostéopathe va intégrer à son traitement d’autres systèmes, tels que le système vasculaire (sanguin), neurologique (nerveux), viscéral (les organes), crânien

Ex : prise en charge d’une tendinopathie où le kiné va travailler directement sur le tendon en récupérant une certaine longueur et force. Il va travailler sur ses attaches osseuses et le corps musculaire par diverses techniques manuelles puis réintégrer ce tendon dans sa fonctionnalité.
En complémentarité, l’ostéopathe va potentialiser la récupération en s’assurant que le système osteo-articulaire tient la route, que le tendon ne décompense pas d’un autre système. L’ostéo va donc globalement réajuster le corps et ses relations avec les organes (cfr l’article « notre colonne vertébrale connectée à nos organes et vis et versa ! »), assurer que le tissu soit correctement perfusé par les capillaires sanguins et que l’innervation du muscle ne soit pas entravée.

  • Le kiné a un suivi régulier, vérifie l’intégration des gestes appris à travers des mobilisations, des répétitions d’exercices et une progression réfléchie et adaptée à son patient qu’il connait bien. Il accompagnera également le patient tout au long de la reprise sportive en donnant des programmes adaptés à celle-ci.
  • L’ostéopathe fonctionne plus en session de 1 voire 2 consultations. Il joue sur le principe d’homéostasie qui est de rendre au corps son potentiel d’autoguérison.
    C’est bien dans ce sens-là que nous sommes complémentaires !
    Si le rôle de l’ostéo est de rendre de la mobilité, le rôle du patient est de la préserver après la séance. Il est parfois nécessaire de switcher sur quelques séances de kiné par après, pour rééduquer la bonne gestuelle et renforcer/étirer les muscles ou ligaments mis en exergue.

 

  • Le kiné, contrairement à l’ostéopathe, prend en charge les affections respiratoires des enfants et adultes, s’occupe de la revalidation cardiaque, cardio-pulmonaire, neurologique (post AVC, maladie de Parkinson,…).
    Il existe des kinés spécialisés en kiné sportive, kiné vestibulaire, périnéologie, kiné respiratoire, kiné pédiatrique, thérapeute manuel (chaine musculaire, mac Kenzie, ATM,…)

Ex : prise en charge en périnéologie, le kiné spécialisé entamera avec ses patientes la rééducation abdomino-périnéale. Il est donc tout à fait cohérent de commencer par une séance d’ostéopathie au préalable pour vérifier le cadre osseux du bassin, le positionnement des viscères pelviens et d’échanger son approche entre les intervenants.
De même, nos champs d’action sont tout à fait complémentaires pour la préparation à l’accouchement : le kiné spécialisé sera très certainement le thérapeute de choix pour la préparation à l’accouchement, tandis que l’ostéopathe, celui qui vérifiera que le bassin soit libre de toute tension pour faciliter celui-ci.

  • Il existe aussi des post-graduats en ostéopathie qui nous permettent d’acquérir de nouvelles compétences : ostéopathie pédiatrique, ostéopathie gynécologique, ostéopathie en pré-orthodontie,…
    Un ostéopathe pédiatrique ne remplacera pas le travail d’un kiné dans la prise en charge des pieds bots, d’un torticolis congénital, d’une scoliose qui demandent un suivi particulier et régulier. Néanmoins, l’ostéopathe aura une place de choix dans le traitement de par son expertise propre (travail viscéral, structural intra-conjonctif,…) et aidera grandement l’évolution tout au long du suivi  lors de points clés estimés par le kiné.
    L’ostéopathe pédiatrique aura un champ d’action plus large sur le système digestif en général (reflux, colique,…) et sur les troubles du sommeil, l’anxiété,…


Il n’y a donc pas lieu de nous mettre en compétition parce que la construction de nos séances ne sera pas la même mais aura définitivement le même objectif : celui d’améliorer votre état de santé.

Cette complémentarité, que beaucoup de centres pluridisciplinaires ont déjà compris en nous faisant travailler ensemble, ne peut donc être que fructueuse à bien des niveaux.

N’hésitez ainsi jamais à nous mettre en relation lors de votre prise en charge, cela  ne peut que nous permettre de vous faire évoluer plus efficacement !

 

Si des doutes persistent dans votre esprit, n’hésitez pas à en parler à votre kiné ou ostéo, nous sommes là pour les dissiper !

Belle journée à tous,

 

Votre ostéopathe D.O en collaboration avec Cédric Hanssens (kiné sportif et co-fondateur du Bosi)

Patricia Forton

10 FAUSSES IDEES RECUES SUR L’OSTEOPATHIE

Acupuncture

On entend souvent plein de choses sur l’ostéopathie, parfois très intéressantes mais aussi parfois totalement farfelues !

Je vais reprendre ici les 10 idées qui reviennent le plus souvent et tenter de les nuancer.

1. L’ostéopathe craque les os

Seul un traumatisme ou une répétition de micro-traumatismes « craque » les os, c’est ce qu’on appelle une fracture osseuse. Le craquement que l’on entend n’est ni plus ni moins que le bruit d’un phénomène de cavitation présent dans la capsule de l’articulation traitée au moment de la manipulation.

2. Entendre le « craquement » est un gage d’efficacité d’un traitement en ostéopathie

Différentes techniques peuvent être utilisées en fonction de ce que l’on recherche à réaliser mais, même lors de techniques dites structurelles directes (où l’on peut s’attendre à entendre le « crack »), des informations peuvent être transmises sans pour autant entendre le phénomène de cavitation. C’est dans ce sens, que l’on peut vous conseiller d’attendre 24 à 48 heures post séance pour connaître les effets de la séance..

3. Les manipulations sont douloureuses

Une manipulation directe demande souvent quelques techniques de préparation avant sa réalisation pour préparer les tissus environnants. Les manipulations ne devraient dès lors jamais être douloureuses, tout au plus gênantes de par, parfois, la mise en position des bras de leviers nécessaires à leur réalisation. 

4. L’OStéopathe ne s’intéresse qu’aux OS

L’ostéopathie ne s’intéresse pas aux os à proprement parlé mais bien entre autres, au système pariétal, celui qui s’intéresse au système locomoteur. Comme j’ai déjà pu vous en parler, le champ d’action de l’ostéopathie est bien plus large, et s’intéresse aussi au système viscéral et crânien. L’ostéopathie est le regroupement de techniques s’appliquant à ces 3 systèmes liés les uns aux autres et les dissocier, n’a donc aucun sens dans notre vision holistique.

5. L’ostéopathe replace les « vertèbres déplacées » et les « bassins tordus »

Sur ce point, il faut rester pragmatique !
Les vertèbres ne se déplacent pas, ce qui reviendrait à parler de luxation nécessitant un traitement tout autre qui sort totalement de notre champ d’action.
Lorsqu’une perte d’amplitude articulaire apparaît, l’ostéopathe peut retrouver une dysfonction, une réaction inflammatoire locale dans les tissus proches de l’articulation qui perturbe sa fonctionnalité. Le traitement permet de rendre à la structure sa qualité de mouvement et d’ainsi rendre à l’articulation sa fonctionnalité.
Un bassin tordu n’est qu’une appellation raccourcie pour expliquer que des tensions musculaires, ligamentaires, viscérales entravent la réalisation de certains de ses mouvements correctement sans entrainer une plainte douloureuse ou gênante.

6. L’ostéopathe peut paralyser les gens

On est quand même loin de réaliser des manipulations sortant tout droit d’un film d’action hollywoodien.
Au bout de 5 ans d’étude, de cours théoriques, de révisions pratiques, les techniques sont maitrisées sur des amplitudes extrêmement petites, avec des bras de leviers bien précis.
Les assurances proposées aux ostéopathes sont réellement peu élevées tant les accidents professionnels sont occasionnels. Confier votre plainte à un ostéopathe diplômé et reconnu (ostéopathe D.O.) est certainement un pas de plus pour votre sécurité !

7. L’ostéopathie est une spécialité de la kinésithérapie

Cette idée traine encore beaucoup dans de nombreux esprits. Il est vrai que beaucoup d’ostéopathes ont commencé par la kinésithérapie, et garde donc en plus toujours en eux un autre regard. MAIS, l’ULB propose un cursus universitaire à plein temps à la sortie de la rétho et ainsi ses étudiants n’ont pas le titre de kinésithérapeute. DE PLUS, les unions belges d’ostéopathie demandent que tous les ostéopathes ayant une double casquette choisissent exclusivement une des deux pratiques afin d’éviter toutes confusions dans les traitements.
Les séances d’ostéopathie ont ainsi leur propre attestation mutuelle et ne peuvent être attestées par des attestations de kiné.

8. Le titre d’ostéopathe est reconnu

Il n’y a pas encore en Belgique de loi cadre pour la profession. L’ostéopathie n’est donc pas encore reconnue par l’INAMI non plus.
En général, les mutuelles offrent à leurs affiliés un remboursement de 50 euros par an pour les ostéopathes qu’elles reconnaissent grâce aux écoles qui octroient le fameux D.O.
Ce Diplôme d’Ostéopathie (D.O.) vous garantit que l’on a validé nos 5 ans de formation mais surtout que l’on a présenté et réussi devant un jury (composé d’ostéopathes, de médecins) un cas clinique complexe tant au niveau de la sémiologie que de la pratique.

9. Une prescription médicale est nécessaire

Les unions belges d’ostéopathie continuent leur combat pour que l’ostéopathie garde son accès de soins dits de première ligne c’est à dire sans prescription médicale.
Lors de l’anamnèse et de l’examen clinique nous travaillons avec des critères d’exclusion ce qui signifie que nous sommes capables de reconnaître quand votre situation n’est pas de notre ressort et de vous rediriger aussitôt vers un autre soignant.

10. Une séance est nécessaire uniquement en curatif (quand on a mal)

S’il est vrai que la plupart du temps, vous ne vous posez pas la question de venir nous trouver quand vous avez une plainte, il est aussi possible et surtout intéressant de venir une fois par an en préventif.

Belle semaine à tous,

 

Votre ostéopathe D.O.,

Patricia Forton

TELETRAVAIL – POSTURE : 10 CONSEILS

Acupuncture

Vous êtes nombreux en cette période à nous consulter en bout de course, après avoir attendu le plus possible, en espérant que vos tensions dans la nuque et le bas du dos s’estompent d’elles-mêmes. Mais force est de constater qu’avec les mesures sanitaires que nous connaissons actuellement, le télétravail fait partie de la vie de nombreux de nos patients et les aménagements rudimentaires que vous avez pensés méritent peut-être d’être revus.

 

CONSEIL n°1 : Le lieu

S’aménager un « vrai » espace de travail, une table et une assise en face de celle-ci (oublions le fauteuil et le lit qui ont l’air plus confortable).

CONSEIL n°2 : Le support

Que ce soit votre table à manger ou un bureau, choisissez un support dans un espace aéré.

CONSEIL n°3 : L’assise

Bien évidemment, une chaise de bureau avec soutien lombaire, accoudoirs ajustables est le must-have mais à l’impossible nul n’est tenu. La chaise de la salle à manger peut bien sûr faire notre affaire pour peu qu’elle vous permette :

  • Une assise avec les pieds bien ancrés au sol
  • Un positionnement des bras avec les coudes fléchis à 90° et
  • Les épaules basses et détendues

Le siège de bureau pourrait être troqué contre un ballon type « swiss ball ». 

CONSEIL n°4 : Le PC

Idéalement, l’écran devrait se situer à hauteur de nos yeux et à distance d’un avant-bras de votre regard.

Si nombre d’entre nous utilisons un PC portable, il va falloir trouver un compromis entre une bonne position des poignets et une élévation de l’écran : mettre quelques livres en dessous peut être une bonne astuce. 

CONSEIL n°5 : Les accessoires

Si vous l’utilisez souvent, investissez dans une souris ergonomique qui permettra à votre poignet de rester le plus possible en rectitude (évitant ainsi l’apparition de tendinopathies au niveau du coude).

Et pour vos « call » et tout autre coup de téléphone, privilégiez vos oreillettes.

CONSEIL n°6 : S’octroyer des pauses « mobiles »

Ce qu’on constate souvent en consultation, c’est l’inactivité liée au fait d’être chez soi.

Il est primordial de s’octroyer une pause, idéalement toutes les heures et d’en profiter pour bouger, marcher et/ou faire quelques mouvements visant la mobilité !

Durant la pause-midi, aérez la pièce et si vous en avez l’occasion, allez vous-même prendre l’air.

Les pauses « mobiles » permettent d’oxygéner notre cerveau, mobiliser nos articulations, relancer la circulation sanguine, reposer nos yeux, changer nos idées… que des bénéfices !

CONSEIL n°7 : S’hydrater

C’est LE conseil qui convient à appliquer peu importe la situation. On ne le répétera jamais assez : l’eau, c’est la vie ! Encore plus quand on met à mal notre corps dans des conditions de sédentarité.

 CONSEIL n°8 : S’étirer, se renforcer

A la fin de votre journée ou 2-3 fois par semaine, essayez de réaliser une séance de « sport ». Si votre salle de sport préférée a dû fermer, si votre cours de danse est annulé, si l’entrainement de hockey/foot n’est plus réalisé, … toutes ces structures ont rebondi et proposent souvent une alternative provisoire.

Si ce n’est pas le cas, je vous confie que la page www.pilatherapy.com propose toujours des cours online tout à fait accessibles et respectueux de notre anatomie.

CONSEIL n°9 : Profiter de son temps libre

Difficile à dire en cette période et encore plus quand elle se prolonge mais restons positif. La nature automnale nous offre de beaux paysages, les livres sont des voyages en attendant de pouvoir en refaire.

CONSEIL n°10 : Pensée positive

Continuons de penser que c’est une période transitoire, que l’on va récupérer notre vie qu’on aimait tant avec nos amis, notre famille !

Si cette situation vous perturbe trop, parlez-en avec votre médecin généraliste. Il vous connaît bien et pourra vous aiguiller au mieux.

 Je rajouterais bien un conseil n°11, n’hésitez jamais à me poser vos questions, je peux souvent vous donner un coup de pouce pour un conseil supplémentaire, l’envoi d’un exercice ou autre… Je le ferai avec plaisir !

 

Belle semaine à tous,

 

Votre ostéopathe D.O.,

Patricia Forton

Multidisciplinarité dans un centre d’orthopédie

Acupuncture

Il y a quelques semaines, furtivement, je vous annonçais ma présence dans l’équipe du Bosi le mercredi après-midi sur Woluwé.

Il est grand temps de vous présenter ce centre de référence en chirurgie orthopédique, traumatologique et de la médecine du sport. 

Imaginé et créé à la base par un kiné, Cédric Hanssens, et trois chirurgiens orthopédistes, dr Arnaud Deltour, dr Stéphane Urgyan et dr Steven Petronilia, il peut compter maintenant sur une équipe étoffée de plusieurs spécialités qui a pour vision commune d’offrir une prise en charge globale du patient et de lui permettre d’avoir un suivi optimal de celle-ci.

L’équipe multidisciplinaire

dr Arnaud Deltour : chirurgien ortho Genou
dr Stéphane Urgyan : chirurgien ortho Colonne
dr Steven Petronilia : chirurgien ortho Hanche et Oncologie
dr Yorick Berger : chirurgien ortho Genou
dr Tom De Baere: chirurgien ortho Epaule
dr Laurent Goubeau : chirurgien ortho Pied
dr David Lummens : chirurgien ortho Main
dr Jean-Paul Dusabé : chirurgien ortho Pédiatrique
dr Cédric Hautrive : médecin sportif
dr Antoine Royer : médecin physique et revalidation
mr Cédric Hanssens : kiné
mr Thibault Macioszczyk: kiné
mr Jonathan Grignard: podologue
mme Nina El Jaziei: diététicienne nutritionniste
mr Frédéric Hernandez : infirmier

Le centre Bosi comporte aussi une salle de radiologie et d’échographie et de plâtre permettant ainsi un gain de temps dans votre prise en charge, même en urgence.

En tant qu’ostéopathe, je peux vous assurer que c’est réellement une chance de faire partie d’une telle équipe.
Tout d’abord parce que l’on peut apporter un autre regard sur vos plaintes et que l’échange de tous ces éléments entre différents praticiens ne peut être que bénéfique pour votre évolution.

Et ensuite pour l’ostéopathie en elle-même : être intégrée dans ce genre d’équipe, de pouvoir défendre une lecture différente et apporter ses compétences dans votre traitement. Cette ouverture d’esprit montre à mon sens de nouvelles perspectives qui trop longtemps a manqué et a opposé la médecine allopathique à l’ostéopathie, médecine alternative.

Au nom de toute l’équipe du Bosi et avec l’excellent accueil de mme Maria Castillo , nous vous souhaitons la bienvenue au centre Bosi !

BACK TO SCHOOL

Acupuncture

A quelques jours de la rentrée, je voulais vous partager quelques conseils pour commencer cette nouvelle année en prenant soin du corps de nos enfants.

 

La mode va et vient et il est toujours tentant de la suivre pour rentrer dans les codes de la cour de récréation mais on peut tout de même faire attention à quelques petites choses :

  • Privilégier un sac à dos ou un vrai cartable avec deux bretelles larges. Idéalement le choix de ce cartable devrait nous diriger vers un sac léger mais solide et assez rigide, bien ajusté près du corps et dont la largeur ne devrait pas dépasser la largeur du thorax de nos petits écoliers.
  • Ajuster les bretelles pour que le bas du cartable choisi arrive à 5cm au-dessus des fesses mais veiller à ce que les épaules aient néanmoins une certaine liberté de mouvement.
  • Expliquer à son enfant comment bien répartir le poids (plus facile dans un cartable à compartiment). Les manuels et autres fardes contre leur dos et les choses irrégulières plus vers l’extérieur.
  • Eviter les sacs à roulettes qui en contrant uniquement l’aspect lourdeur entraine une inclinaison, rotation de la colonne et ne sera aucunement pratique dans la montée et descente des escaliers.

 

Le poids du cartable reste un vrai enjeu à maitriser pour éviter des douleurs dorsales mais aussi cervicales qui arrivent quand l’enfant est obligé de compenser à ce niveau pour ne pas être attiré vers l’arrière. D’autres adaptations de la posture au niveau des lombaires et du bassin peuvent créer des douleurs aussi jusque dans les genoux.

Il est courant de définir le poids maximum du cartable à 10% du poids de l’enfant.

On peut tenter des petites choses pour le diminuer par exemple : avoir une trousse back-up à la maison pour en laisser une à l’école, avoir la possibilité de remplir sa gourde à l’école, laisser le dictionnaire en classe… Sensibilisons nos instits préférés à trouver des alternatives positives ensemble !

 

Pour nos ados, si la tendance est le sac porté sur une épaule, il est pourtant nécessaire de leur faire comprendre que cela entraine un déséquilibre unilatéral qui lui aussi aura des conséquences sur le cou, la colonne. Les bretelles trop lâches sont à éviter aussi.

 

On ne peut que rappeler aux enfants de s’asseoir correctement derrière leur banc comme à la maison: bien au fond de sa chaise, avec le dos bien droit et surtout les deux pieds bien ancrés au sol !

 

Boire suffisamment d’eau tout au long de la journée, avoir des collations saines et variées.

Penser à courir, s’amuser pendant les récréations, nos articulations en ont bien besoin mais pour notre cerveau c’est primordial aussi.

Et mon dernier conseil, après une grande journée de cours serait de leur donner un temps pour eux au retour (pas derrière un écran 😉 ) via par exemple une séance de méditation. Plein d’applications existent mais « la grenouille », « petit bambou » sont gratuites, courtes, ludiques et très bien faites.

 

Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous une merveilleuse nouvelle année !

Votre ostéopathe D.O.

Patricia Forton

Notre colonne vertébrale connectée à nos organes et vis et versa!

Acupuncture

« Avez-vous des problèmes de cœur, de poumons, de thyroide ? Souffrez-vous de problèmes de digestion haute ou basse (reflux, intolérances alimentaires, difficultés à digérer un repas trop sucré ou trop gras, constipation/diarrhée) ? Avez-vous des problèmes gynécologiques ou urinaires ? »… MAIS pourquoi l’ostéopathe vous demande tout ça même quand vous venez pour des douleurs articulaires ????

Notre corps est un tout et fonctionne en perpétuelle interaction entre toutes ses parties.

Nous pouvons, plus simplement, considérer la moelle épinière, protégée dans notre colonne vertébrale, comme le carrefour incroyable de toutes les informations que notre cerveau peut recevoir, analyser et ensuite renvoyer à toutes les cellules de notre corps!

Ainsi, de mêmes portions de notre colonne vertébrale sont le siège d’ajustement d’autres parties de notre corps, de nos organes. Elles sont le siège de notre système nerveux autonome, sympathique et parasympathique.

Le système sympathique nous permet d’avancer toujours et encore plus loin, plus vite… le système parasympathique nous incite à rester calme, nous poser et profiter : il est donc nécessaire d’avoir un juste équilibre des deux pour pouvoir s’adapter à toutes les situations de la vie quotidienne (j’y reviendrai très certainement dans un autre article).

Donc, lors de l’anamnèse, les ostéopathes posent beaucoup de questions tant sur votre histoire plutôt musculo-squelettique que sur vos organes (en plus de vos antécédents traumatiques, chirurgicaux et habitudes de vie).

Il va alors pouvoir rapidement mettre en lien ces deux versants et ajuster son traitement en fonction de vos réponses.

Pour mieux comprendre ce lien, voici un schéma qui explique anatomiquement les relations entre le niveau vertébral et les organes :

La base de notre crane et les deux premières vertèbres cervicales, gèrent grâce au nerf vague tout le système parasympathique de notre cœur, les poumons, la thyroide, les organes de la face, le l’estomac, la rate, le foie, le pancréas et le rein droit et la partie droite de notre colon.

Alors que la région du sacrum gère le système parasympathique du rein gauche, de la partie gauche de notre colon et tous les organes de notre petit bassin.

Au regard des 5 premières vertèbres thoraciques, nous retrouvons la régulation du système sympathique du cœur, des poumons, de la thyroide et des organes de la face.

De la 6ème à la 9ème vertèbres thoraciques, on retrouve celle de l’estomac, de la rate, du foie, du pancréas.

De la 10ème à la 12ème vertèbre thoracique se situe la gestion du système sympathique des reins et de la partie droite de notre colon.

Et enfin, la régulation du système sympathique de la partie gauche de notre colon et des organes situés dans le petit bassin se localise au niveau de la 12ème vertèbre thoracique et des deux premières vertèbres lombaires.

Pour vous rendre plus concrète de cette description anatomique, je vais vous donner deux exemples :

  • Si vous avez des problèmes d’estomac, vous pourriez présenter indirectement des céphalées de tension, des blocages cervicaux hauts mais aussi des douleurs au niveau de la colonne dorsale dans la partie basse entre les omoplates et un peu en dessous de celles-ci.
  • Ou encore, un changement dans vos habitudes alimentaires perturbant votre digestion, pourrait vous occasionner des douleurs au niveau des premières lombaires et au niveau du bas du dos dans la région sacrée.

Il existe aussi d’autres interactions possibles aussi avec le diaphragme et la tension sur celui-ci, la qualité de nos vaisseaux sanguins, …

Je ne rentre expressément pas dans les détails mais bien sûr, il y a tout le volet articulaire aussi autour de notre colonne vertébrale et toutes les compensations/décompensations possible sur les autres articulations en cas de dysfonctions de celle-ci demandant des ajustements posturaux.

J’espère que cet article vous permettra encore mieux de comprendre l’approche hollistique de l’ostéopathie et que toutes nos questions lors de notre première séance nous servent réellement à mieux appréhender l’origine de vos douleurs.

Ensemble, nous pourrons définir un traitement qui vous correspond et connaître aussi les limites de celui-ci.

N’hésitez jamais à poser des questions, comprendre c’est déjà avancer vers la solution !

Belle fête nationale,

Votre ostéopathe D.O.

Patricia Forton

 

Acupuncture et Ostéopathie : Un DUO gagnant !

Acupuncture

L’acupuncture est un art thérapeutique, cela veut dire que même si tous les acupuncteurs sont formés sur les mêmes bases, la manière de pratiquer sera propre à chacun.

Le Taoïsme, fondement de l’Acupuncture Traditionnelle, nous invite à vivre en osmose avec le monde qui nous entoure. La maladie survient quand il y a déséquilibre entre les énergies internes de l’homme et les énergies externes qui l’entourent, entre le Yin et le Yang. Le symptôme un signal d’alarme que nous envoie notre corps quand ces énergies ne sont pas en phase.

Le rôle de l’Acupuncteur  est d’accompagner ses patients sur le chemin de l’équilibre. Cette médecine ancestrale se base sur la libre circulation de l’énergie vitale  du corps ( le Qi ) . Chez toute personne en bonne santé, le Qi circule harmonieusement. Mais chez un individu présentant des troubles, cette énergie est déséquilibrée. L’acupuncture consiste à stimuler des points précis sous la peau pour remettre en ordre cette énergie. Pour ce faire il peut utiliser  des aiguilles pour agir sur les méridiens et les organes correspondants,  mais aussi la moxibustion ( chauffer au moyen de bâtons d’armoise)  ou les ventouses. Votre praticien vous donnera également des conseils alimentaires et analysera avec vous votre environnement de vie.

La médecine traditionnelle chinoise est une médecine curative mais aussi surtout préventive. Elle s’inscrit parfaitement dans une prise en charge holistique.

Les traitements concomitants d’ostéopathie et d’acupuncture sont de pures réussites!

L’ostéopathie traite le côté ostéo-articulaire, le côté viscéral ainsi que le crânien. Elle traite tout dysfonctionnement d’ordre plutôt structurel. Mais lors de toute restriction de mouvement, il y a aussi une perturbation de la circulation énergétique.

L’acupuncture va venir en renfort à l’ostéopathie en rétablissant la sphère énergétique.

L’acupuncture  est conseillée dans une multitude de cas dont voici quelques exemples:

  • Elle est notamment sollicitée dans les douleurs articulaires,  musculaires ( sciatalgie, arthrite, arthrose, rhumatisme, … )
  • Elle a fait ses preuves également dans les troubles du système digestif comme  les troubles intestinaux,  les troubles digestifs,
  • Au niveau du système nerveux , elle vient en aide également aux patients sujets au stress, à l’anxiété, à la nervosité, à la dépression, au burn out , aux troubles du sommeil, …
  • Le système respiratoire (asthme, rhume, bronchite, sinusite, laryngite, allergies ) peut être travaillé également en prévention!
  • Les patients souffrant d’infertilité, menstruations douloureuses ou irrégulières, de frigidité, des inconforts de la ménopause peuvent aussi consulter .

Les émotions étant étroitement liées aux organes, l’acupuncture est une aide précieuse pour la gestion des émotions quelle que soit l’émotion ( colère, tristesse, rumination, peur,…). Et lors de tout travail ostéopathie, des émotions peuvent être libérées, revenir en surface et pas toujours simple à gérer…

Catherine Gobert

Pour toute info ou rdv : www.catherine-gobert.be

Reprise des consultations

 Chers patients,

Les consultations vont pouvoir reprendre mais cela ne signifie pas que nous devons prendre des risques de contaminations collatérales. Tout doit être mis en œuvre pour ne pas participer à la propagation du Covid19, pour ce faire voici les mesures d’hygiène sanitaires à appliquer :

  • Ne venir en consultation que si vous ne présentez aucun de ces symptômes : rhume, fièvre, éternuement ou tout autre symptôme grippal.
  • Tant que faire se peut, je réaliserai l’anamnèse (les questions relatives à votre consultation) par téléphone avant votre visite
  • Je vous invite à arriver, exclusivement, à l’heure de votre rendez-vous et d’attendre que je vienne vous chercher sur le parking
  • Je viendrai à votre rencontre, si vous ne disposez pas d’un masque, je vous en donnerai un et du gel hydroalcoolique pour vous désinfecter vos mains
  • Il est possible que je vous propose des surchaussures pour entrer dans le cabinet
  • Je serai, bien évidemment, couverte au niveau du nez et de la bouche d’un masque, je porterai une tenue professionnelle, changée après chaque consultation et je réaliserai votre traitement en y rajoutant des lunettes et des gants à usage unique après avoir aussi désinfecté mes mains.
  • Je privilégierai les paiements avec l’application payconiq ou un virement, dans la mesure du possible.
  • Je laisserai 30 minutes entre chaque patient pour procéder à la désinfection et aération du cabinet.

Ces mesures sont extrêmement difficiles à tenir mais nous y arriverons ensemble et surtout, il faut toujours garder en tête qu’il y a certainement une personne avant ou après vous pour qui il vaut la peine de tous jouer la sécurité.

Prenez tous soin de vous !

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