Acupuncture
On entend souvent plein de choses sur l’ostéopathie, parfois très intéressantes mais aussi parfois totalement farfelues !

Je vais reprendre ici les 10 idées qui reviennent le plsu souvent et tenter de les nuancer.

1. L’ostéopathe craque les os

Seul un traumatisme ou une répétition de micro-traumatismes « craque » les os, c’est ce qu’on appelle une fracture osseuse. Le craquement que l’on entend n’est ni plus ni moins que le bruit d’un phénomène de cavitation présent dans la capsule de l’articulation traitée au moment de la manipulation.

2. Entendre le « craquement » est un gage d’efficacité d’un traitement en ostéopathie

Différentes techniques peuvent être utilisées en fonction de ce que l’on recherche à réaliser mais, même lors de techniques dites structurelles directes (où l’on peut s’attendre à entendre le « crack »), des informations peuvent être transmises sans pour autant entendre le phénomène de cavitation. C’est dans ce sens, que l’on peut vous conseiller d’attendre 24 à 48 heures post séance pour connaître les effets de la séance..

3. Les manipulations sont douloureuses

Une manipulation directe demande souvent quelques techniques de préparation avant sa réalisation pour préparer les tissus environnants. Les manipulations ne devraient dès lors jamais être douloureuses, tout au plus gênantes de par, parfois, la mise en position des bras de leviers nécessaires à leur réalisation. 

4. L’OStéopathe ne s’intéresse qu’aux OS

L’ostéopathie ne s’intéresse pas aux os à proprement parlé mais bien entre autres, au système pariétal, celui qui s’intéresse au système locomoteur. Comme j’ai déjà pu vous en parler, le champ d’action de l’ostéopathie est bien plus large, et s’intéresse aussi au système viscéral et crânien. L’ostéopathie est le regroupement de techniques s’appliquant à ces 3 systèmes liés les uns aux autres et les dissocier, n’a donc aucun sens dans notre vision holistique.

5. L’ostéopathe replace les « vertèbres déplacées » et les « bassins tordus »

Sur ce point, il faut rester pragmatique !
Les vertèbres ne se déplacent pas, ce qui reviendrait à parler de luxation nécessitant un traitement tout autre qui sort totalement de notre champ d’action.
Lorsqu’une perte d’amplitude articulaire apparaît, l’ostéopathe peut retrouver une dysfonction, une réaction inflammatoire locale dans les tissus proches de l’articulation qui perturbe sa fonctionnalité. Le traitement permet de rendre à la structure sa qualité de mouvement et d’ainsi rendre à l’articulation sa fonctionnalité.
Un bassin tordu n’est qu’une appellation raccourcie pour expliquer que des tensions musculaires, ligamentaires, viscérales entravent la réalisation de certains de ses mouvements correctement sans entrainer une plainte douloureuse ou gênante.

6. L’ostéopathe peut paralyser les gens

On est quand même loin de réaliser des manipulations sortant tout droit d’un film d’action hollywoodien.
Au bout de 5 ans d’étude, de cours théoriques, de révisions pratiques, les techniques sont maitrisées sur des amplitudes extrêmement petites, avec des bras de leviers bien précis.
Les assurances proposées aux ostéopathes sont réellement peu élevées tant les accidents professionnels sont occasionnels. Confier votre plainte à un ostéopathe diplômé et reconnu (ostéopathe D.O.) est certainement un pas de plus pour votre sécurité !

7. L’ostéopathie est une spécialité de la kinésithérapie

Cette idée traine encore beaucoup dans de nombreux esprits. Il est vrai que beaucoup d’ostéopathes ont commencé par la kinésithérapie, et garde donc en plus toujours en eux un autre regard. MAIS, l’ULB propose un cursus universitaire à plein temps à la sortie de la rétho et donc ses étudiants n’ont donc pas le titre de kinésithérapeute. DE PLUS, les unions belges d’ostéopathie demandent que tous les ostéopathes ayant une double casquette choisissent exclusivement une des deux pratiques afin d’éviter toutes confusions dans les traitements.
Les séances d’ostéopathie ont ainsi leur propre attestation mutuelle et ne peuvent être attestées par des attestations de kiné.

8. Le titre d’ostéopathe est reconnu

Il n’y a pas encore en Belgique de loi cadre pour la profession. L’ostéopathie n’est donc pas encore reconnue par l’INAMI non plus.
En général, les mutuelles offrent à leurs affiliés un remboursement de 50 euros par an pour les ostéopathes qu’elles reconnaissent grâce aux écoles qui octroient le fameux D.O.
Ce Diplôme d’Ostéopathie (D.O.) vous garantit que l’on a validé nos 5 ans de formation mais surtout que l’on a présenté et réussi devant un jury (composé d’ostéopathes, de médecins) un cas clinique complexe tant au niveau de la sémiologie que de la pratique.

9. Une prescription médicale est nécessaire

Les unions belges d’ostéopathie continuent leur combat pour que l’ostéopathie garde son accès de soins dits de première ligne c’est à dire sans prescription médicale.
Lors de l’anamnèse et de l’examen clinique nous travaillons avec des critères d’exclusion ce qui signifie que nous sommes capables de reconnaître quand votre situation n’est pas de notre ressort et de vous rediriger aussitôt vers un autre soignant.

10. Une séance est nécessaire uniquement en curatif (quand on a mal)

S’il est vrai que la plupart du temps, vous ne vous posez pas la question de venir nous trouver quand vous avez une plainte, il est aussi possible et surtout intéressant de venir une fois par an en préventif.

Belle semaine à tous,

 

Votre ostéopathe D.O.,

Patricia Forton